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Questionner ce qui se passe à l’intérieur

Le spectre de l’imagerie mentale

Quand on essaie de visualiser, qu’est-ce qui se passe ? Les réponses vont de « rien du tout » à « presque comme si j’y étais ». Ce continu, c’est le spectre, avec ses quatre zones.

Bien comprendre de quoi on parle

On n’imagine pas tous de la même façon. Le spectre de l’imagerie mentale sert de repère pour situer la sienne, et pour en parler.

Bien comprendre de quoi on parle

Toute une vie repose sur une certitude jamais vérifiée, celle que « imaginez une pomme » produit la même chose dans toutes les têtes. Ça n’est pas vrai.

Prenez un feu de camp. Une tête entend le bois craquer et sent la chaleur sur les joues, dans le noir complet. Une autre voit les flammes danser et n’entend rien. Le mot pour tout ça, c’est l’imagerie mentale, et les quatre noms de ces pages sont posés sur le même dégradé, parce qu’il fallait bien se parler.

La visualisation mentale, c’est se représenter ce qui n’est pas sous les yeux. L’image n’est qu’un canal parmi d’autres, puisque la forme, la couleur, l’odeur, le son ou la texture ont chacun leur propre réglage.

Une découverte souvent tardive

Personne ne vérifie comment il visualise, faute d’avoir une raison de le faire. Le dedans ne se voit pas de l’extérieur, si bien qu’on passe des décennies convaincu que le voisin fonctionne pareil. La découverte arrive presque toujours par accident, au milieu d’une conversation anodine où quelqu’un décrit son image et où l’autre tombe des nues. Beaucoup apprennent leur place sur le spectre ce jour-là.

Pourquoi parler de spectre

Demandez à dix personnes de fermer les yeux sur la même pomme, et l’on obtient dix pommes, de la photo bien éclairée à la simple idée de pomme sans la moindre couleur. Entre les deux, tout existe, sans marche d’escalier. Voilà pourquoi on parle de spectre.

Il fallait quand même des mots pour se parler. Quatre familles de ressentis se sont dégagées, quatre noms posés le long du dégradé, qui disent où l’on se trouve sans raconter le détail.

Ces noms sont étonnamment jeunes, et ils sont arrivés un par un.

Les deux extrêmes, à cinq ans d’intervalle
Le mot « aphantasie » apparaît d’abord pour décrire un patient qui avait perdu ses images mentales. Cinq ans plus tard, l’extrémité haute reçoit son nom à elle, l’hyperphantasie. Le mot « phantasie », lui, désigne d’abord la faculté d’imaginer, avant de nommer aussi la zone du milieu sur ces pages.
Le besoin d’un langage commun
Une fois sortis du laboratoire, les mots ont vite pris des sens différents selon qui les employait. Plusieurs équipes ont alors cosigné une définition commune des deux extrémités, pour fixer ce que l’aphantasie et l’hyperphantasie recouvrent.
Deux zones pour le prix d’une
Le bas du spectre a d’abord été traité comme un seul bloc. Ne rien voir du tout et voir une tache pâle qui s’efface ne se vivent pourtant pas pareil, si bien que les chercheurs ont coupé la zone en deux et baptisé la seconde « hypophantasie ».

Où passe la ligne entre deux zones, c’est une décision de chercheurs, et elle se discute encore, si bien que les seuils d’aujourd’hui bougeront sans doute. Ajoutez que chacun se note soi-même. Deux personnes au vécu identique peuvent atterrir dans deux zones voisines, l’une sévère et l’autre indulgente devant la même image pâle.

La définition commune

L’aphantasie est définie comme « l’absence ou la réduction marquée de l’imagerie sensorielle volontaire », et l’imagerie comme « l’expérience quasi sensorielle d’une chose, le plus souvent quand elle n’est pas là ». L’hyperphantasie en est l’inverse, une imagerie d’une force peu commune, dont on dit qu’elle rivalise avec la vivacité de ce qu’on voit vraiment. Le mot « volontaire » n’est pas là par hasard, puisque des images peuvent surgir sans avoir été appelées, dans un rêve ou en un éclair, même quand rien ne vient à la demande.

Les quatre zones

Chaque zone a sa page, à lire dans l’ordre ou en sautant directement à celle qui vous ressemble.

  1. AphantasieTout savoir d’une chose, sans jamais rien en voirVous fermez les yeux pour voir un objet, et rien ne vient. Du noir, sans bord. Vous pourriez pourtant le décrire pièce par pièce, car le savoir est là, entier. C’est l’extrémité où l’on connaît sans revoir.
  2. HypophantasieL’image s’allume, vacille et s’éteintUne forme ou une couleur se lève, faiblement, et le temps de se pencher dessus pour la regarder, c’est déjà fini. L’étincelle existe, elle ne tient pas.
  3. PhantasieL’expérience la plus partagée. Une image qui vient, qui tient, et qu’on peut retoucherPensez à la chambre de votre enfance. La fenêtre se pose, la commode aussi, le mur retrouve sa teinte. L’image est là, elle reste, et vous pouvez la bouger. C’est le centre, la zone de la grande majorité.
  4. HyperphantasieUne image qui va jusqu’au bout, et qui resteVous pensez à une pièce familière et vous y êtes, tout de suite, boiseries, grain du tissu, poussière dans un rai de soleil. Le ressenti égale celui d’un regard, et l’image s’invite souvent sans qu’on l’ait appelée.

Combien de personnes dans chaque zone

Toutes les parts affichées sur ces cinq pages viennent du même relevé, avec la même méthode et les mêmes seuils, si bien qu’on peut les comparer d’une zone à l’autre sans changer de règle en route.

  • Aphantasie0,9 à 1,2 %
  • Hypophantasie3,0 à 3,3 %
  • Phantasie89,7 à 89,9 %
  • Hyperphantasie5,9 à 6,1 %
Part estimée de chaque zone dans le relevé de référence.

Environ neuf personnes sur dix tombent dans la phantasie, le grand centre. Les trois autres zones se partagent le reste, l’hyperphantasie devant, l’aphantasie tout au bout, la plus rare.

D’une étude à l’autre, ces pourcentages bougent, selon qui répond et où l’on place la barre. Comptez seulement les personnes chez qui aucune image ne vient jamais, et le chiffre est environ quatre fois plus bas que si l’on y ajoute celles dont les images sont très floues. Les deux totaux sont justes, et ils ne comptent pas la même chose.

Un fonctionnement en mouvement

Une place sur le spectre n’est pas une case fixe. La fatigue, une journée trop pleine ou simplement l’attention qu’on porte sur le moment à ce qui se passe dedans suffisent à faire varier ce qui apparaît. Un esprit qui visualise d’ordinaire sans effort peut voir ses images se dérober un soir d’épuisement, assez pour changer sa réponse au questionnaire sans changer de zone.

Comment la recherche mesure tout ça

Une image mentale ne se voit que de l’intérieur, alors les chercheurs font la seule chose possible, ils demandent. Décrire ce qui apparaît, ou le vide qui prend la place. Questionnaires et entretiens portent à peu près tout ce qu’on sait aujourd’hui.

L’outil de référence s’appelle le VVIQ. Seize scènes à imaginer, une note de netteté de 1 à 5 pour chacune, un score final entre 16 et 80, et ce score sert à comparer la vivacité que déclare une personne à celle des autres. Il en existe une version révisée et une traduction française.

Le VVIQ a une limite de taille. Il ne connaît que l’image, une poignée de scènes visuelles, et laisse le son, l’odeur ou le toucher à la porte.

L’approche francophone avec A-Quest

A-Quest, notre questionnaire en français, regarde plus large que l’image, et il est encore en cours de validation. Ses seuils sont provisoires, et ils le resteront tant qu’un échantillon suffisant ne les aura pas éprouvés. Il ne remplace pas le VVIQ. Il vous donne une lecture d’ensemble de votre profil, de quoi comprendre vos réponses.

Vers une mesure objective

Une partie de la recherche cherche à se passer du récit. Des équipes filment la pupille pendant qu’une scène est imaginée, parce que son diamètre suit un peu la lumière qu’on se représente, et d’autres chronomètrent la comparaison mentale de deux objets. Ces effets tiennent à l’échelle d’un groupe. D’une personne à l’autre, ils varient trop pour servir d’outil, si bien qu’une mesure fiable pour un individu reste à construire.

Pourquoi tout part du visuel

Le spectre a été taillé au départ pour « l’œil de l’esprit ». Le vocabulaire vient de là, tout en vue, en netteté et en couleur, et les autres sens n’entraient pas dans le tableau de départ.

Pour deux raisons simples. La consigne d’imaginer une scène se comprend tout de suite, et ce qu’on croit voir est la première chose qu’on rapporte. Le visuel est aussi le canal le plus souvent en jeu dans une journée, ce qui en a fait le premier critère pour situer les quatre zones.

Depuis, le mot s’est élargi à l’imagerie volontaire dans son ensemble, sons compris. La position sur les quatre zones, elle, se lit toujours sur l’image, et chaque autre canal se demande à part.

Visuellement silencieux, auditivement riche

Voix, mélodie, parfum et texture ont chacun leur curseur, réglé à part de celui de l’image. Un esprit peut être noir côté image et plein de musique côté oreille, et cet esprit-là compte autant que les autres.

Une enquête sur huit canaux sensoriels donne l’ordre de difficulté. Le goût et l’odorat sont les plus durs à convoquer, l’audition la plus facile, et quand un canal reste muet, les autres sont plus souvent pauvres eux aussi.

Les dimensions voisines

Le rêve, le sens de l’espace et la voix intérieure reviennent dans presque toutes les conversations sur l’imagerie, en général sous la forme d’une objection. Aucun des trois n’appartient à l’axe que les quatre zones mesurent, et chacun éclaire pourtant la façon dont une personne pense, si bien que le questionnaire les relève sur leur propre jauge.

Ils ne déplacent pas le point sur l’axe. Ils montrent avec quoi une personne pense vraiment au quotidien, ce qu’un relevé limité à la netteté des images laisserait dans l’ombre.

Le point sur l’axe colore ensuite l’usage qu’on fait du reste. Quand les images répondent au quart de tour, elles deviennent le réflexe pour retenir un trajet ou une consigne. Quand elles ne viennent jamais, d’autres routes se tracent très tôt, si tôt qu’on oublie qu’elles sont des détours.

Le rêve
Rêver et visualiser à la demande sont deux choses, si bien qu’une nuit peut être pleine d’images chez quelqu’un dont les journées n’en produisent aucune. Le décrochage se joue au réveil, quand la scène qu’on vient de vivre de l’intérieur refuse de se rejouer.
Le sens de l’espace
L’imagerie spatiale tient du plan qu’on garde en tête, avec la place des choses, leur distance et la façon dont elles pivotent. C’est ce plan qu’on fait tourner pour savoir si le canapé passera l’escalier, quand l’imagerie d’objet, celle que le spectre lit, en montrerait le bois et la couleur.
La voix intérieure
Certaines têtes commentent en continu, d’autres se taisent, et ce réglage se fait sans regarder ce que l’œil de l’esprit affiche. Cette parole sert de fil pour raisonner ou garder une consigne, si bien qu’elle devient l’une des routes les plus fréquentées quand l’image ne répond pas.

Ce qu’A-Quest mesure en plus de l’image

A-Quest note chacune de ces dimensions pour elle-même, les rêves, le repérage dans l’espace, la voix intérieure, et vos autres sens avec. Aucune ne corrige votre position sur l’axe visuel. Mises côte à côte, elles dessinent un profil, détours compris.

La mémoire et le souvenir

La question arrive vite. Quand l’image répond, se souvenir passe souvent par elle, alors que devient le passé quand rien ne se montre ?

« La mémoire » est une étiquette collée sur un meuble à tiroirs. Dedans, le souvenir d’un épisode précis, les faits qu’on sait sur sa propre vie, les connaissances générales, les gestes appris, ce qu’on tient en tête quelques secondes. Chaque tiroir se mesure à part, et ils ne bougent pas ensemble.

Un seul tiroir croise vraiment l’axe du spectre, celui du souvenir revécu, cette impression de se retrouver dans la scène au lieu de seulement la connaître. Aux deux extrémités, il suit la vivacité des images, plus mince en bas, plus habité en haut, quand on regarde des groupes et pas une personne.

Savoir, et revivre
Raconter ce qui s’est passé et revivre la scène de l’intérieur sont deux opérations, et les sciences cognitives ont un nom pour la seconde, la conscience autonoétique, ce voyage mental dans le temps. Chaque page de zone décrit ce que ça donne chez elle.
Le souvenir qui s’impose
Un souvenir arrive souvent sans avoir été convoqué, poussé par un lieu, une odeur, une phrase entendue. C’est un mode de rappel ordinaire et fréquent, distinct de l’image qu’on décide de former.
Une dimension à part entière
La richesse du passé revécu varie fort d’une personne à l’autre, avec ses propres extrémités, et la recherche la mesure pour elle-même, sans la déduire de l’imagerie.

Questions fréquentes

  • Quelle zone est la plus fréquente ?
    La phantasie, celle du centre, et de très loin : environ neuf personnes sur dix dans le relevé cité plus haut. La majorité n’est pas un modèle. Les trois autres zones imaginent autrement, voilà tout.
  • Peut-on changer de zone ?
    Votre réponse peut bouger, oui, surtout près d’une frontière, puisque la netteté ressentie varie avec la fatigue, l’attention et le moment. Que l’imagerie elle-même se transforme pour de bon est une autre question, et elle reste ouverte. Vous ne trouverez pas d’exercice ici.
  • Pourquoi quatre zones et pas trois ?
    Parce que le bas du spectre en cachait deux, comme le raconte « Pourquoi parler de spectre », plus haut. Un écran noir et une image trop pâle pour tenir sont deux vécus, et les compter ensemble les écrasait l’un sur l’autre.
  • Les autres sens comptent-ils ?
    Oui. Le mot les couvre aujourd’hui, et votre position sur les quatre zones se lit quand même sur l’image, pour les raisons que donne « Pourquoi tout part du visuel ». Chaque autre sens a sa propre question.
  • Est-ce que ça dit quelque chose de ma mémoire ?
    Un peu, sur un seul tiroir, celui du souvenir qu’on revit, et « La mémoire et le souvenir » dit ce que la recherche y trouve. Les autres tiroirs se règlent chacun de leur côté.
  • Et si je ne me reconnais dans aucune zone ?
    C’est prévu. Les lignes sont posées à la main, le ressenti change selon ce qu’on évoque, et les quatre noms ne parlent que de l’image. Lisez les zones voisines, et gardez la description qui vous parle plutôt que l’étiquette.
  • Est-ce que ces pages disent quelque chose de moi ?
    Elles décrivent des zones, et vous seul savez ce que ça fait chez vous. Le questionnaire situe vos réponses sur plusieurs dimensions et vous en propose une lecture.

Sources

Les travaux dont on s’est servi pour écrire cette page. La mention après chaque référence dit ce qu’elle permet d’affirmer.

Mise à jour le · 18 septembre 2026

  1. Zeman, A., Dewar, M. et Della Sala, S. (2015). Lives without imagery, congenital aphantasia. Cortex, 73, 378-380.(s’ouvre dans un nouvel onglet)

    Lettre qui introduit le mot « aphantasie », à partir du cas d’un patient ayant perdu son imagerie visuelle. À citer pour le vocabulaire qu’elle fonde.

  2. Zeman, A., Milton, F., Della Sala, S. et collègues (2020). Phantasia, the psychological significance of lifelong visual imagery vividness extremes. Cortex, 130, 426-440.(s’ouvre dans un nouvel onglet)

    Grande enquête sur les deux extrémités, qui nomme l’hyperphantasie et reprend « phantasie » pour la faculté d’imaginer. Les personnes se sont présentées d’elles-mêmes après un appel public, si bien que le texte fait autorité sur les vécus et laisse les fréquences à d’autres relevés.

  3. Monzel, M., Mitchell, D., Macpherson, F., Pearson, J. et Zeman, A. (2022). Proposal for a consistent definition of aphantasia and hyperphantasia. Cortex, 152, 74-76.(s’ouvre dans un nouvel onglet)

    Prise de position collective sur la définition des deux extrémités. Texte court de discussion, cosigné par plusieurs équipes du domaine.

  4. Blomkvist, A. et Marks, D. F. (2023). Defining and “diagnosing” aphantasia: condition or individual difference? Cortex, 169, 220-234.(s’ouvre dans un nouvel onglet)

    Critique argumentée des seuils retenus dans la littérature, cosignée par l’auteur du questionnaire de référence. Sert à dire que les frontières sont des conventions discutées.

  5. Wright, D. J., Scott, M. W., Kraeutner, S. N. et collègues (2024). An international estimate of the prevalence of differing visual imagery abilities. Frontiers in Psychology, 15, 1454107.(s’ouvre dans un nouvel onglet)

    Estimation internationale en quatre zones, sur 3 049 personnes puis sur un ensemble regroupé de 9 063 personnes. Tous les pourcentages cités sur ces pages viennent de cet échantillon.

  6. Dance, C. J., Ipser, A. et Simner, J. (2022). The prevalence of aphantasia (imagery weakness) in the general population. Consciousness and Cognition, 97, 103243.(s’ouvre dans un nouvel onglet)

    Estimation obtenue auprès de personnes venues pour tout autre chose que le sujet, avec un seuil large qui mêle absence et images faibles.

  7. Marks, D. F. (1973). Visual imagery differences in the recall of pictures. British Journal of Psychology, 64(1), 17-24.(s’ouvre dans un nouvel onglet)

    Article fondateur du questionnaire de vivacité de l’imagerie visuelle. Rappelle que l’outil mesure un ressenti déclaré, et qu’il a été conçu pour comparer des personnes entre elles.

  8. Ceschi, G. et Pictet, A. (2018). Questionnaire sur la vivacité de l’imagerie visuelle, version 2 en français, annexe 7 de Imagerie mentale et psychothérapie. Mardaga.(s’ouvre dans un nouvel onglet)

    Version francophone de l’instrument, utile pour comparer les formulations. Annexe d’ouvrage, seule référence de cette liste sans identifiant DOI.

  9. Suggate, S. P. (2024). Beyond self-report: measuring visual, auditory, and tactile mental imagery using a mental comparison task. Behavior Research Methods, 56(8), 8658-8676.(s’ouvre dans un nouvel onglet)

    Article de méthode, qui montre que l’échelle visuelle de référence s’en tient à un sens et à une poignée de scènes, et propose une tâche chronométrée pour la remplacer. Sert à parler des limites des questionnaires.

  10. Vanbuckhave, C., Huson, N., Lœvenbruck, H., Guyader, N. et Chauvin, A. (2026). Pupil changes to voluntary and involuntary visual imagery: a unified paradigm with implications for aphantasia research. Neuropsychologia, 223, 109378.(s’ouvre dans un nouvel onglet)

    Reprise de la mesure pupillaire sur un protocole élargi, auprès de 50 personnes. L’effet de groupe est retrouvé, avec une variabilité entre participants si forte qu’elle se détache de la vivacité déclarée. Sert à dire que la méthode reste à affiner.

  11. New, B., Barra, J., Chauvin, A., Huson, N. et Lœvenbruck, H. (2026). Multimodal mental imagery profiles and the prevalence of aphantasia and hyperphantasia in the general population. Cortex, 201, 119-136.(s’ouvre dans un nouvel onglet)

    Enquête sur huit canaux sensoriels auprès d’environ 2 000 personnes de 18 à 30 ans au Royaume-Uni. Le goût et l’odorat sont les plus difficiles à convoquer, l’audition la plus facile, et une absence sur un canal s’accompagne souvent d’une pauvreté sur d’autres. Sert à parler des autres sens, et à eux seuls.

  12. Zeman, A. (2024). Aphantasia and hyperphantasia: exploring imagery vividness extremes. Trends in Cognitive Sciences, 28(5), 467-480.(s’ouvre dans un nouvel onglet)

    Synthèse récente des deux extrémités. À l’échelle des groupes, le souvenir revécu tend à s’amincir en bas du spectre et à s’enrichir en haut.

  13. Tulving, E. (2002). Episodic memory: from mind to brain. Annual Review of Psychology, 53(1), 1-25.(s’ouvre dans un nouvel onglet)

    Synthèse fondatrice qui sépare le souvenir d’un épisode vécu de la simple connaissance d’un fait, et nomme l’impression de redevenir le sujet de la scène. À citer pour le vocabulaire, non pour un résultat chiffré.

  14. Berntsen, D. (2010). The unbidden past: involuntary autobiographical memories as a basic mode of remembering. Current Directions in Psychological Science, 19(3), 138-142.(s’ouvre dans un nouvel onglet)

    Synthèse d’un programme de recherche sur les souvenirs qui arrivent sans avoir été appelés. Sert à dire que c’est un mode de rappel ordinaire et fréquent, distinct des souvenirs pénibles qui s’imposent.

  15. Palombo, D. J., Sheldon, S. et Levine, B. (2018). Individual differences in autobiographical memory. Trends in Cognitive Sciences, 22(7), 583-597.(s’ouvre dans un nouvel onglet)

    Synthèse qui traite la richesse du passé revécu comme une dimension à part entière, avec ses propres extrémités. Sert à dire que le souvenir se mesure pour lui-même, et pas comme une suite de l’imagerie.

Et vous, où vous situez-vous ?

A-Quest interroge l’imagerie mentale sur plusieurs dimensions, bien au-delà de cet axe visuel.